Fils va manquer le premier Grand Chelem

Encore diminué par sa blessure au dos, Arthur Fils déclare forfait pour l’Open d’Australie : « Je vais être un peu court, je préfère revenir à 100 % »

image du Tennisman Arthur Fils

Le numéro 4 français Arthur Fils, arrêté depuis le mois d’août à la suite d’une blessure au dos, a officialisé ce vendredi son absence à l’Open d’Australie (18 janvier -1er février).

Après qu’on a appris qu’il se retirait du tournoi de Hongkong où il était censé reprendre après cinq mois d’absence sur le circuit après sa fracture de fatigue au dos, Arthur Fils en a dit plus vendredi en diffusant une vidéo sur YouTube, intitulée « Renaissance », où l’on apprend à la fin des douze minutes qu’il sera également forfait pour la tournée australienne. « Devenir fort, ça prend du temps », dit-il. Même si la dernière IRM est positive, le Français ne s’estimait pas encore à 100 % pour être totalement performant. On espère pour lui qu’il sera définitivement d’aplomb pour le tournoi de Montpellier à la fin du moins de janvier.

Dans cette vidéo, le Français revient sur ses longs mois de galère, cette période de reconstruction et ces premières douleurs apparues au tournoi de Miami, de plus en plus présentes à Rome où, à la fin de son tournoi, il avait déjà tellement mal qu’il « n’arrivait plus à faire sa valise. »« Avant Roland, le doc (de la FFT, Vincent Guillard) me dit que c’est une fracture de fatigue et me demande si je veux jouer à Paris. Il me dit que ça ne peut pas s’aggraver et on fait un pacte avec lui : si je dois prendre un antidouleur, je dois arrêter le tournoi. » Toujours victime de ses douleurs, il finira par déclarer forfait avant le troisième tour.

Critiques et apprentissage

Mais la vidéo est l’occasion pour le clan Fils de critiquer le pôle médical de la FFT. « Jouer (à Roland) a été un choix qui a eu des conséquences, raconte le père Jean Fils. Quand on a fait une autre IRM, on a vu que ça s’était aggravé, contrairement à ce qui avait été dit. » Pour le protocole de soins, le clan va donc suivre une autre voie, avec un kiné allemand, Christophe Seiler. Fils passera notamment cinq semaines à Munich. Après un retour trop rapide à Toronto début août, il finit par mettre fin à sa saison avant de reprendre le chemin des courts d’entraînement ces dernières semaines à la Rafa Nadal Academy au Koweït, puis à Dubaï.

Amaigri après la décision de perdre beaucoup de poids en travaillant avec une nutritionniste, et visiblement confiant pour la suite après cette épreuve et ces différentes remises en question où il dit avoir beaucoup appris sur lui. « J’ai toujours dit que le voulais être n°1 mondial et gagner des titres en Grand Chelem. Maintenant ça a plus de sens. On fait du bon boulot. »